Le Mot du Maire

Dans le cadre de nos engagements budgétaires 2017/2018 et des prévisions pour 2019 le conseil municipal a programmé une série de travaux et d’investissements très importants, qui visent à améliorer le cadre de vie, la sécurité routière et la protection de l’environnement, mais aussi à offrir de nouveaux services enfance et jeunesse, moderniser et améliorer le SIRS, ou encore  nos réseaux et la voirie. C’est aussi dans ce cadre que nous travaillons aux économies d’énergie, que ce soit en matière d’éclairage public (nouvelles lampes LEDS) ou encore  de chauffage de nos bâtiments communaux, pour ne citer que les principaux dossiers.

Toutes ces opérations sont et seront réalisées dans le cadre d’une programmation pluri annuelle en tenant compte de nos modestes ressources, tout en limitant comme toujours le recours à l’emprunt.

Nous voulons répondre toujours mieux aux attentes et aux besoins de notre population, en favorisant l’expression et l’engagement citoyens notamment au travers du mouvement associatif que nous soutenons largement en particulier dans les domaines sportifs et culturel.

Aussi nous nous félicitons du démarrage des activités enfance jeunesse, depuis la crèche, l’accueil du centre de loisirs ou les programmes vacances à venir qui sont un réel succès. 

Nous pouvons annoncer dores et déjà qu’un séjour SKI à Chamonix sera proposé aux ados pour les vacances de Pâques.

Enfin nous sommes particulièrement heureux de la création de l’école de musique communale sous la houlette de Baptiste Rodrigues musicien mondialement reconnu!

Mais il se trouve, (et nous aurons l’occasion d’y revenir prochainement en détail) que les finances de nos communes et de l’ensemble des collectivités, sont très largement mises à mal par les décisions gouvernementales (baisse drastique de nos dotations: moins 25% cette année( moins 28000 €, après les moins 26% subis entre 2010 et 2017 (moins 27000 €). A ce rythme là l’avenir s’annonce sombre pour les communes! Sans compter sur l’incidence de notre intégration à l’agglo (moins 43000 €) l’évolution du FPIC (moins 8000 €) et du FPTP (moins 7000 €), de la contribution au SDIS (+ 7000 €)  ou encore la disparition des emplois aidés (moins 31000 € pour Domessargues)

Si l’on tient compte de tous ces éléments la perte pour la commune est supérieure à la totalité de ce que nous percevons au titre de la fiscalité locale …. C’est-à-dire des impôts locaux que nous payons: C’est tout simplement catastrophique!

J’ai personnellement interpelé le Premier ministre et le Président de la République à ce sujet ….et la réponse qui nous a été transmise vaut son pesant d’or: « Nos dotations sont vivantes et donc évoluent en fonction de notre richesse »  Or,  notre commune ne bénéficie d’aucune évolution de ses recettes !

Il fallait oser répondre de la sorte, sachant que plus de la moitié des communes de France sont dans notre cas et que les autres ne sont guère mieux!  A tel point que plus de 1300 maires ont démissionné de leurs fonctions !

Pour notre part, nous ne baissons pas les bras pour autant et allons poursuivre nos actions pour tenter d’obtenir réparation contre cette politique, dont l’objectif n’est autre que de voir disparaitre nos communes rurales, d’abord en les étouffant financièrement, puis en les fusionnant sous l’appellation de « communes nouvelles »

Non Monsieur le Président de la République, nos communes ne sont pas un gadget avec lequel il faut jouer!

Nous entendons  le rappeler à chaque occasion et l’exprimer de la façon la plus claire qui soit: Pour défendre la démocratie de proximité  et  l’intérêt des citoyens, pour que vivent nos communes, nous résisterons !

Bernard CLEMENT